Mémoires de Gail Tredwell: Rajita se souvient de Gayatri

Nous recevons cette lettre de Rajita, dévote de longue date.

Rajita, renonçante à l’ashram d’Amma de 1988 à 1998. Habite à Hawaï, a aidé Gail après son depart.

J’ai entendu parler d’Amma en 1986, lorsque j’ai rencontré l’un des organisateurs du tour d’Amma qui a contribué à faire venir Amma à Mt. Shasta lors de sa première tournée mondiale. Après la seconde visite d’Amma en 1988, je suis allée à l’ashram et en fin de compte j’y suis restée pendant la totalité de mon voyage de 6 mois à l’étranger. J’ai ressenti une transformation radicale tout à fait incroyable. Je n’ai pas de mots pour décrire la vie auprès d’Amma et de ses fervents disciples et dévots. J’avais près de 30 ans lorsque j’ai connu Gail. J’avais un grand respect pour elle en tant que chercheur spirituel ; de plus elle me servait d’interprète personnelle auprès d’Amma et travaillait énormément et de façon efficace. Elle m’a également prodigué de bons conseils pendant toutes ces années. Ceci dit, elle avait une langue de  vipère et je ne savais jamais bien à qui elle allait s’en prendre.

Comparé à ce qu’il est maintenant, l’ashram était tout petit à l’époque de mon premier séjour en 1988. Amma n’avait pas vraiment d’espace privé. Elle avait sa chambre, mais il y avait toujours au minimum une ou deux personnes avec elle. Pendant les tours, je logeais en général dans la maison ou demeurait Amma ; je faisais donc partie du groupe intime qui était très proche d’Amma et qui pouvait la voir très facilement. A cette époque je n’ai jamais vu quoi que ce soit qui fasse penser à l’attitude à laquelle Gail fait allusion ou qu’elle dénonce directement dans son livre.

Gail m’a choisie comme compagne de chambre vers la fin de mon séjour. Elle avait quitté la chambre d’Amma et n’apparaissait aux côtés d’Amma qu’en public. Elle se plaignait souvent que les gens n’étaient pas gentils avec elle. En même temps, elle se comportait de façon monstrueuse envers Lakshmiakka, qui – à mon avis – a tout supporté avec la tendresse d’une mère. Dès que Gail se sentait menacée dans son rôle auprès d’Amma, elle faisait preuve à tout le moins de violence verbale. Elle se plaignait également de la plupart des Swamis. On aurait dit qu’elle voyait en eux des rivaux. Par contre je l’ai toujours entendu louer et respecter Swami Amritaswarupananda Puri (Balu) tout comme Swami Paramatmananda Puri (Nealu.)

Je suis rentrée en occident en février 1998, presque deux ans avant que Gail ne quitte l’ashram. Comme je n’habitais plus en permanence à l’ashram, je n’ai jamais vu Gail sous son jour le plus sombre, telle qu’elle s’est montrée au cours des dernières années. Ce sont les autres qui me l’ont raconté. Il me semblait évident qu’elle faisait ce qui me paraissait être une dépression nerveuse. Au cours des dernières années, elle était tombée amoureuse d’un ami dévot occidental.

Il me semble qu’après avoir cheminé si longtemps, et tant montré l’exemple, on a envie de passer à autre chose. Il peut s’avérer très difficile de se rendre compte que l’on n’est pas une grande âme. Il est bien plus facile de dire et imaginer que ce sont les autres qui sont injustes et méchants et que l’on a raison d’accuser tout son entourage. Comme cela fait déjà 13 ans que cela s’est passé, il est clair que Gail en garde encore de la rancune.

Je suis vraiment très attristée de voir ce qui peut arriver à celle que je considérais comme une grande sœur et avec qui j’ai vécu bien des expériences extraordinaires. Malgré tout ses côtés négatifs, quand Gail est venue au darshan il y a quelques années, j’ai remarqué qu’Amma l’acceptait et l’aimait comme tous ses « enfants. » Elle l’a invitée à s’asseoir à ses côtés jusqu’à la fin du programme du matin et lui a prodigué amour et sollicitude.

La dernière fois que j’ai côtoyé Gail à Hawai, je me suis bien rendue compte qu’elle racontait des mensonges à propos d’Amma et des Swamis. En effet ces histoires me sont revenues aux oreilles. Maintenant qu’elle était en sécurité, qu’elle avait un toit, un métier et une bonne voiture, je lui ai suggéré qu’il était temps qu’elle travaille sur ses émotions et qu’elle assume son « paquet » comme tout le monde. Cela ne lui a pas plu du tout ! Au lieu de cela, elle faisait du mal aux gens en projetant tous les mauvais traitements infligés par sa mère et ses frères sur Amma et les Swamis. Elle s’est mise en colère, à tel point qu’elle pouvait à peine parler.

J’ai dit à Gail d’aller consulter un excellent thérapeute corporel que je voyais à l’époque. Au bout de quelques mois, il m’a demandé si « je savais que Gail était folle. » Je me suis excusée et lui ai dit qu’à l’époque, je n’avais pas bien conscience de la situation, mais que malheureusement je savais maintenant que c’était le cas.

En règle générale, je ne publierai pas ce genre de lettre, mais comme les lecteurs de Gail croient qu’elle dit la vérité, je sens qu’il est de mon devoir de m’exprimer ouvertement. Je ne peux que conjecturer ce qui a véritablement poussé Gail à agir de la sorte, mais il est dommage qu’elle se conduise ainsi. Gail s’est bien occupée de moi pendant les nombreuses années que j’ai passées à l’ashram et bien que nous ne soyons plus amies, je continue de lui vouloir du bien. Cela m’attriste que des gens risquent de croire à ses histoires et de passer à côté d’une belle chance d’apprentissage et de transformation positive auprès d’une grande figure humanitaire et d’un grand maître spirituel.

–      Rajita

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